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Mardi, 08 juin 2010
Saint-Jérôme reçoit un grand prix national pour le bassin du parc Schulz


    
PRIX CLÉ DES EAUX


Saint-Jérôme, le 8 juin  2010 – La Ville de Saint-Jérôme a reçu le prix Clé des Eaux 2010, pour le bassin de rétention des eaux pluviales du parc Schulz. L’événement s’est déroulé le 29 mai lors de la remise des Prix des collectivités durables de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), à Toronto.

Le Bureau d’assurances du Canada et la FCM ont créé ce nouveau prix pour rendre hommage à des municipalités avant-gardistes des cinq régions du Canada, agissant avec prévoyance pour réduire leur vulnérabilité aux inondations et pour s’adapter aux effets des changements climatiques. En ce domaine le bassin de rétention du parc Schulz est cité comme une réalisation technique de haut niveau et un exemple à suivre.

Une approche innovatrice
La construction du bassin de rétention du parc Schulz est une application concrète sur le terrain des principes de développement durable, et une résultante directe de l’application du Plan de gestion des cours d’eau de la Ville de Saint-Jérôme. Ce projet multidisciplinaire et multifonctionnel a fait appel à la collaboration de professionnels de l’architecture de paysage, de l’ingénierie et de l’urbanisme, ce qui a permis son succès. 

De plus, la conservation de la presque totalité du milieu naturel existant, l’implantation du marais filtrant et la plantation de plusieurs espèces d’arbres, arbustes graminées et plantes aquatiques a permis l’arrivée d’une faune variée composée de grenouilles, canards, hérons, etc. en pleine ville.  À cela s’ajoute une fonction récréative représentée par les sentiers, l’aire de repos et le parc adjacent.

Le développement résidentiel du secteur a été permis tout en protégeant l’environnement et l’amélioration de la qualité de l’eau de ruissellement. Un des impacts de la conservation du boisé existant lors de la construction du bassin a également permis de réduire l’effet «îlot de chaleur» en milieu urbain.  Ainsi, le boisé apporte une certaine fraîcheur aux résidents du secteur lors des canicules estivales.  Aussi, le fait de conserver le couvert forestier en place a permis de réduire l’érosion résultant des eaux de ruissellement lors de fortes pluies. 

Un choix économique
La construction d’un bassin de rétention pour gérer les eaux de ruissellement plutôt que d’envoyer directement toutes les eaux à l’égout pluvial a permis de réduire le diamètre des conduites d’égout pluvial souterraines sur de longue distance et de réaliser une économie d’environ 200 000 $ par rapport à l’approche traditionnelle.

Par ailleurs, un choix approprié de végétaux a permis de réduire les coûts d’entretien annuel.  Par exemple, tous les arbustes et arbres qui ont été plantés sont indigènes et résistants au climat local. Le mélange de graminées utilisé comme gazon contient au moins 10% de trèfle  pour une meilleure fixation de l’azote du sol et une de faible hauteur de pousse, ce qui permet de faire la tonte seulement deux fois par année. 

Une vidéo sur le sujet peut être visionnée sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=CGQJCTXPluU

 

De gauche à droite, Simon Brisebois, chef de la division hygiène du milieu,
Marc Gascon, maire, Yvan Lambert, agent à la planification et au design urbain.

 

 

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