Une indifférence qui coûte cher
Armés de souffleuses et de pelles, certains citoyens ou leurs déneigeurs professionnels repoussent allègrement dans les rues la neige provenant de terrains privés ou commerciaux. Ce faisant, ils repoussent du même coup la fin des travaux de déneigement. Quand une équipe doit retourner sur un tronçon de rues qui avait été déblayé quelques heures auparavant, l’horaire de travail s’en trouve perturbé.
Cette situation entraîne des désagréments pour les voisins, les automobilistes et les piétons du secteur, ainsi que des coûts plus élevés pour la ville, ce qui finit toujours par pénaliser les contribuables.C’est pourquoi la Ville doit émettre des constats d’infraction, en espérant amener les fautifs à faire la différence entre la neige privée et la neige publique.
Nous recommandons aussi de ne pas enneiger les bornes fontaines. En cas d’urgence, les pompiers n’ont évidemment pas le temps de les chercher ni de les dégager.
Une vaste opération
Déneiger plus de 400 kilomètres de rues de Saint-Jérôme exige une vaste opération logistique en trois étapes. On procède d’abord au déblaiement des rues en poussant la neige sur les côtés. Vient ensuite l’épandage de l’abrasif sans lequel les véhicules et les piétons ne pourraient circuler en toute sécurité. Dans certaines rues, on ramasse ensuite la neige pour aller la déposer dans des endroits désignés.
Les responsables doivent coordonner les travaux effectués par les employés municipaux et ceux confiés à des entrepreneurs privés en respectant l’horaire, mais aussi les règles de priorité établies : d’abord les rues principales, puis les rues collectrices et enfin les autres rues. Certaines rues sont déneigées avant d’autres pour des raisons de sécurité par exemple, surtout lorsqu’elle donnent accès à des services de police, d’incendie, à des écoles ou à l’hôpital.